Monnaie
La monnaie est le córdoba ou cordoue de Nicaragua oro (C$), aussi appelé peso, divisé en 100 centavos. Il existe des billets de 10 à 500 córdobas et des pièces (assez peu utilisées) de 10, 25 et 50 centavos, 1 et 5 córdobas.
Le dollar américain est la devise de référence au Nicaragua. Il est même souvent accepté en lieu et place du córdoba, à un taux plus ou moins défavorable.
Climat
Dans l'ensemble, le climat est tropical humide, avec des variations selon les régions :
• à l’ouest, sur la côte pacifique, il est plus sec ;
• dans les régions montagneuses du centre, il fait plus frais ;
• sur la côte caraïbe, l'humidité est plus prégnante.
On distingue 2 saisons :
• la saison des pluies de mai à novembre (hiver ou invierno) ;
• la saison sèche de décembre à avril (été ou verano).
Meilleures saisons : de décembre à avril. Sur la côte caraïbe, à l'Est, la saison sèche est moins marquée (de fin janvier à avril).
L’essentiel des pluies se regroupe sur la période étendue entre mai-juin et octobre, mais elles durent au moins jusqu’en janvier côté caraïbe. D’ailleurs, à ce moment-là, il ne s’arrête jamais vraiment de pleuvoir... Les ouragans s'abattent surtout en septembre et octobre.
Préparation contre les moustiques
Avant de partir, 10 jours avant le départ, nous avons fait une cure de vitamines B.
Sur place, en homéopathie 5 granules matin de ledum palustre en 15CH, une crème répulsive à base Deet 50% (conseillé par le CHU de Rouen) dans des zones très humides et des vêtements couvrant le corps. Pour la nuit, les insecticides en plaquettes sur bruleurs électriques.
Conduite
Une même règle s'applique partout : éviter de circuler après la tombée de la nuit pour éviter animaux circulant en liberté sur la chaussée et motos roulant sans phares…
Il arrive fréquemment, lorsque les automobilistes sont immobilisés dans les rues encombrées des villes ou aux carrefours des routes, que des gens viennent leur offrir de laver le pare-brise de leur voiture (cela a été notre cas à Masaya). D’ailleurs, même si vous refusez, ils le feront dans l’espoir que vous leur donnerez malgré tout quelques pièces de monnaie. Il vaut donc mieux accepter et payer que de risquer des ennuis...
Si l’on vous accuse d’une infraction au code de la route, on doit vous donner un document stipulant la nature de cette infraction. De votre côté, vous devez remettre votre permis de conduire au policier qui vous a arrêté (il vous remettra en échange un reçu jaune qui tient lieu de permis) et vous rendre au poste de police le plus proche pour payer votre amende; c’est alors, seulement, que vous pourrez récupérer vos papiers.
Plusieurs raisons peuvent amener à se faire arrêter : le franchissement d’une ligne jaune (pratique très courante ici, mais tout aussi réprimée), un excès de vitesse, un simple changement de voie dans un rond-point, ou même le fait de conduire trop prêt du véhicule qui vous précède…
Orientation
Pas un nom, pas même un numéro pour se repérer. Les Nicaraguayens ont pris l’habitude d’indiquer leur adresse en fonction des édifices les plus connus ou des ronds-points les plus proches. Quand les repères sont connus de tous, ça va. Mais dès que l’on s’éloigne du centre, ça se complique.
Électricité
Tension électrique : 110 V, 60 Hz, comme aux États-Unis. Les prises sont à deux broches plates.
Langues
À l’ouest du pays, tout le monde parle l'espagnol.
Spécificité locale, on ne prononce pas vraiment les « s » en fin de mots (on les aspire). Et puis, pour s’adresser à un ami, on utilise vos au lieu de tu, et on conjugue avec une drôle de terminaison accentuée en « s » (tu manges : vos comés ; tu viens : vos veníss...).
Téléphone et Internet
- De l'étranger vers le Nicaragua : l’indicatif du Nicaragua est le 505.
- Du Nicaragua vers l'étranger : faites le 00, puis le code du pays désiré (Belgique 32, Canada 1, France 33, Suisse 41) et le numéro du correspondant, sans le 0 initial.
Cuisine : Soyons francs, on n'y fait que rarement un repas gastronomique. Tout ou presque, est frit.
Antojitos : sorte de tapas locales servies avec l’apéritif.
Ceviche : poisson cru mariné dans du jus de citron, assaisonné de coriandre fraîche, d’oignons et de tomates, principalement servi comme entrée.
Chicharrones : couenne de porc frite
Comida corriente : servi au déjeuner et au dîner, ce plat du jour consiste généralement en une préparation de viande, de riz, de haricots et de salade.
Fritanga : un buffet de rue composé de viande grillée, de gallo pinto, de bananes plantains
Gallo pinto occupe une place de choix. Une simple assiette de riz (frit) et de haricots rouges (frits), à accompagner de tortillas et, éventuellement, de viande.
Indio viejo mêle maïs, viandes, tomates et oignons.
Maduro : bananes plantains très mûres, au goût fort, cuites jusqu’à ce qu’elles soient moelleuses.
Mondongo : soupe de tripes et de légumes mijote pendant une nuit entière
Nacatamales : faites d’un mélange de viande, de pommes de terre, de riz, de tomates et d’épices, ces petites boulettes sont roulées dans de la farine de maïs et enrobées d’une feuille de bananier puis bouillies.
Pitahaya : aussi connu sous le nom de « fruit du dragon », d’un rouge magenta vif au coeur blanc piqueté de graines noires, provient d’une variété de cactus. On la réduit souvent en purée pour en faire une boisson.
Quesillos : casse-croûte faits de tortillas farcies de fromage frais fondu, que l’on trempe dans une sauce à la crème sure et à l’oignon.
Revueltas : petites crêpes généralement farcies de fromage.
Rundown ou rondón : sorte de ragoût de légumes riches en amidon (manioc, bananes plantains, fruits de l’arbre à pain, etc.) et de certaines viandes (comme la poitrine de boeuf) ou chairs de poisson, dans une épaisse sauce à la noix de coco.
Tajadas : longues et fines lamelles de bananes plantains frites, semblables aux chips.
Tostones : gros morceaux de bananes plantains frits, souvent servis recouverts de fromage frit.
Vaho ou baho : il s’agit d’un plat de manioc, bananes plantains, viande et abats cuits à l’étouffée dans des feuilles de bananier durant de longues heures. On le mange en général avec une salade de chou.
Vigorón : proche du précédent, il s’agit de manioc bouilli, garni de chicharrones et de salade de chou.
Boissons
La bière (la cerveza) : Il existe deux marques principales de bières brassées au Nicaragua et toutes deux sont des blondes assez légères, plus rafraîchissantes que goûteuses. La Toña (4,6% d’alcool) est la plus populaire, et la Victoria (4% ou 4,9% d’alcool).
las gaseosas : En plus des éternelles boissons gazeuses américaines, le soda Ensa est une sorte d’eau gazéifiée. La Rojita est un soda d’une couleur rouge vif. La marque de commerce Milca propose un large éventail de boissons sucrées aux arômes artificiels de raisin ou d’orange et des sodas.
Pinolillo : à base de maïs grillé, de cacao, d’eau et de lait, il fait figure de boisson nationale.
Les jus de fruits (los jugos) : Les jus de fruits sont en général faits de concentrés, à l’exception des refrescos naturales, à base de fruits et d’eau. Ils peuvent être consommés sans problème dans les principales villes du pays et remplacent avantageusement les boissons industrielles. Ils sont souvent servis dans un petit sac en plastique, avec une paille.
Les spiritueux (los licores) : Le Nicaragua est un grand producteur de rhum et la principale marque nationale, Flor de Caña, a la réputation, localement, d’être une des meilleures du monde. Il en existe de toutes sortes, du plus noir et doucereux, le ron negro, vieilli en fût, au plus sec, l’extra seco, dont la saveur est vanillée.
Le vin (el vino) : Pas de vignobles au Nicaragua, mais on trouve un choix raisonnable de vins américains (chiliens surtout)..